J’ai vu tomber la lune
Les masques larvaires ne font que suggérer…
Création 2009. Les masques larvaires, avec leur aspect embryonnaire, nous renvoient à notre condition humaine, dans ce qu’elle a de plus essentielle.Ce sont des personnages pétris de spontanéité, puisqu’ils vivent intensément dans l’instant.
Les joies éphémères se transforment en jubilation, extase innocente et débridée. Dans la démesure des sentiments, ils sont bruts, vrais, d’une sensibilité extrême, à fleur de peau. Ils évoluent dans un monde risible, fin et onirique, marqué par l’absence de temps et de lieu. Leur singularité est une promesse de personnages universels et uniques à la fois. Dans la pénombre d’une salle de théâtre, se pose la question de leur distance face au public.
Simplement, ils touchent, en posant corporellement des questions dont les enjeux sont éminemment actuels. Le spectateur s’y retrouve, les comprend, se surprend à imaginer ce qu’il ferait, dans les situations de vie présentées… Il est pris, lui aussi, dans cette folie innocente et incroyablement complice. Ce que les masques sentent nous touche, nous émeut. Leur état intérieur fascine. Ce sont des personnages paradoxaux. Maladroits, et pourtant capables de prouesses inattendues, ils sont ainsi porteurs du drame de la condition humaine et nous renvoient avec une ironie touchante et un humour grinçant à notre solitude, à nos faiblesses et nos travers. Les masques larvaires explorent notre intimité précieuse, en se faisant parole corporelle des non dits, de nos désirs et de nos craintes aussi.
C’est dans leur mutisme et leurs évocations poétiques que se retrouve la portée universelle de cette création. Au lieu de montrer, d’expliciter ou de présenter, les masques larvaires ne font que suggérer, jouent habilement avec des allusions, nourrissant ainsi nos imaginaires…
Au lieu de montrer, d’expliciter ou de présenter, les masques larvaires ne font que suggérer, jouent habilement avec des allusions, nourrissant ainsi nos imaginaires…
MISE EN SCÈNE :
Edwige Pluchart
SCÉNOGRAPHIE :
Jacopo Faravelli
CRÉATEUR DE MASQUES
& DIRECTION D’ACTEURS :
Matteo Destro
INTERPRÉTATION :
Loïc Thomas, Léa Ros, Yohann Chupin, Julie Antoine, Guilhem Dumont
CRÉATION LUMIÈRE :
Caroline Esnée
CRÉATION SONORE :
Attila Faravelli
COSTUMES :
C. Thépénier
PEINTURES :
Rita Pedram
PRODUCTION, DIFFUSION :
Pauline Hoa
PHOTOGRAPHIES DIAPOSITIVES :
Marc Pluchart
SOUTIEN :
Cette création reçoit le soutien de la DRAC et de la Région Languedoc Roussillon. Autres partenaires : Office Culturel de Gignac, Théâtre de Clermont l’Hérault, Réseau en Scène.
